La Division 2 est créée en 1934, un an après la Division 1. 23 clubs répartis en deux groupes (14 au Nord et 9 au Sud) prennent part à cette première édition. Parmi ces clubs, six sont relégués de la D1 1932-1933 qui passe de 20 à 14 clubs tandis que les autres sont des clubs néo-professionnels. On notera la présence de certains clubs hostiles au statut professionnel un an plus tôt tels le RC Strasbourg, l'Amiens AC, Le Havre AC et le RC Roubaix notamment. Cette première édition est également marquée par le premier abandon. Le FCA Nice déclare forfait général en cours de championnat. Paradoxalement, le record d'affluence en championnat de France (D1 et D2 confondues) est établi le 11 novembre 1933 pour une rencontre de D2 entre le FC Rouen et Le Havre AC : 16 040 spectateurs payants. Et même le record de recettes sur un match appartient à la D2 avec 114 000 francs laissés aux guichets du match Red Star-FC Rouen le 2 avril 19341.
A l'issue du championnat en deux groupes, des phases finales se tiennent pour désigner un champion unique et pour la promotion en Division 1. Le 20 mai 1934, le Red Star accueille Alès et s'impose 3 à 2 dans cette finale pour le premier titre de D22. Ces deux clubs sont directement promus en D1, mais deux autres clubs sont également concernés par la promotion cette saison en raison du passage de 14 à 16 clubs en D1. Quatre clubs (les deuxièmes et troisièmes de chaque groupe) sont invités à disputer ces barrages. Le FC Rouen qui militait pour une promotion directe du deuxième de chaque groupe (le FCR avait terminé deuxième du groupe Nord) décide de na pas prendre part à ces barrages. Les trois clubs restant en lice (RC Strasbourg, FC Mulhouse et AS Saint-Étienne) s'affrontent entre le 13 mai et le 10 juin en poule de championnat aller-retour et Strasbourg et Mulhouse empochent leur ticket pour l'élite2.
Afin d'éviter les abandons en cours de saison, les clubs trop déficitaires à l'issue de la saison 1933-1934 sont exclus des compétitions professionnelles : Hyères FC, AS Monaco, Deportivo Bordeaux et AS Béziers quittent ainsi le giron professionnel et la D2 se retrouve avec 16 clubs, comme la D1. La Seconde Guerre mondiale met un terme à ces compétitions entre 1939 et 1945.
Le championnat fermé (1945-1970)
Depuis la création du professionnalisme en France et jusqu'en 1970, les clubs classés derniers en D2 ne sont pas relégués à l'échelon inférieur. Professionnels et amateurs évoluent dans deux mondes séparés. En revanche, pour compenser les abandons qui se multiplient dans les années 1960, la Ligue dote du statut professionnel quelques clubs issus du monde amateur. Quelques clubs refusent toutefois de franchir ce cap, Dijon au premier chef.
La séparation entre amateurs et professionnels disparait en 1970 suite à la réforme des compétitions opérée par la FFF et la Ligue. La D2 devient ainsi « open », c'est-à-dire accessible aux clubs professionnels, semi-professionnels ou amateurs. Les trois premiers de chaque groupe de CFA sont ainsi promus en D2 à l'issue de la saison 1969-1970 ainsi que 19 autres clubs sélectionnés sur dossier par la FFF et la Ligue. Trois groupes de seize clubs sont ainsi mis en place pour la saison 1970-1971. On conserve trois groupes durant deux saisons, puis on réduit à deux groupes de 18 clubs en 1973.
Statut professionnel obligatoire (depuis 1993)
Une nouvelle réforme des compétitions modifie la donne en D2 à partir de 1993. Le groupe unique et le statut professionnel sont rétablis. Toutefois, les derniers à l'issue de chaque saison seront relégués à l'étage inférieur tandis que les promus issus du National seront dotés automatiquement, après passage devant la DNCG, du statut professionnel.
Ligue 2 2010/2011
Evian Thonon Gaillard, qui venait d'être promu en Ligue 2, est champion dès sa première année. Ajaccio finit finalement 2e au classement et sera lui aussi promu, après quelques années passés en L2. La troisième larron sera le Dijon FCO, qui montera également pour la première fois en L1. A l'inverse, Grenoble descend pour la 2e fois consécutive ! Ils seront accompagnés de Nimes et Vannes.
Ligue 2 2011/2012
Surement l'une aux noms les plus ronflants depuis le début de la D2. Si des équipes sans grand passé comme Evian, Dijon (L1), Vannes et Grenoble (N) quittent la L2, c'est le retour de Bastia et Guingamp après un an au purgatoire mais l'arrivée de Lens et Monaco, relégués. Avec des équipes comme Metz, Le Havre, Le Mans, Nantes, Sedan et Troyes, ce n'est pas moins d'une douzaine d'équipes ayant touché la L1 dans ces dix dernières années !
Re: Ligue 2 2011/2012
Posté : mar. juin 28, 2011 16:44 pm
par Aion
Grosse L2 la saison prochaine. Peut être des records d'affluence a prévoir, il faut bien rêver un peu
Re: Ligue 2 2011/2012
Posté : mar. juin 28, 2011 20:45 pm
par Okeyeur
La ligue 2 va être super serré cette saison, je ne vois pas trop qui va descendre.
En espérant que le GF38 va vite remonter.
Re: Ligue 2 2011/2012
Posté : mer. juin 29, 2011 11:18 am
par pie 710
ça va être très indécis je pense cette saison
Re: Ligue 2 2011/2012
Posté : jeu. juin 30, 2011 0:48 am
par seryt
Pour une remontee du Havre en L1 ? Aller on y croit ! (Meme si ca va etre tres dur).
Mais cette L2 va etre serree je pense pas avoir de nom de promu en tete (peut-etre Le Mans).
Re: Ligue 2 2011/2012
Posté : sam. juil. 02, 2011 19:42 pm
par tryo
Tours devrait descendre en Nationale pour mauvaise gestion du club.
Mais bon Grenoble, Strasbourg et Angers dans le viseur -ou déjà sanctionné- de la DNCG, ça fait beaucoup... Surtout qu'à Angers, c'est le président qui a fait des abus de biens sociaux et à Strasbourg, je crois que Jalal Halili n'a rien fait pour arranger les choses, voire les a provoqué...
C'est super qu'en France on mène un contrôle très étroit des finances mais tant que le fair play européen n'est pas instauré, on reste quand même les dindons de la farce... Et derrière chaque liquidation judiciaire, il y a quand même une vingtaine de salariés et entraineurs des équipes réserves ou de jeunes qui se retrouvent au chômage, il ne faut pas l'oublier... La direction est souvent coupable, mais les joueurs, le coach et la plupart des salariés du club n'y sont souvent pour rien... Donc tant mieux pour Tours.
Le HAC a gagné ! Allez faut qu'ils montent pour se casser la bouche en L1 l'an prochain !
Plus sérieusement, c'est bien, ils vont peut-être jouer le haut de tableau cette saison !