Stade Malherbe de Caen [2010 - 2011]
Posté : jeu. juil. 29, 2010 23:40 pm
par pie 710

Un retour dans le passé
Pourquoi Malherbe ?
Le nom "Stade Malherbe Caen" est porté par notre club depuis 1913. Ce patronyme lui a été donné après la fusion de l'Union Athlétique du Lycée Malherbe et du Club Sportif Caennais. François de Malherbe naquit à Caen en 1555. Sa famille appartenait à la noblesse et était issue du milieu des fonctionnaires et juristes. Ses études le conduit de Caen à Bâle en passant par Paris et Heidelberg. Terminant ses études à 21 ans, Malherbe partit pour Paris où il s'engagea aux côtés du duc Henri d'Angoulême qu'il accompagna à Aix en Provence. Cette période de sa vie dura 20 ans environ et durant 30 ans il partagea sa vie entre la Provence et Caen. François de Malherbe écrivait très peu à cette époque et se limitait à publier quelques vers.Pourquoi Malherbe ?
Malherbe se spécialisa alors dans la célébration des personnes de la cour. A la mort d'Henri IV, le poète normand demeura plus que jamais à la cour. Sous le régence de Marie de Médicis puis au début du règne de Louis XIII, François fut protégé. Contemporain du cardinal de Richelieu, il fut nommé trésorier de France par ce dernier.
La fin de sa vie fut marquée par une écriture orientée vers la célébration de la politique du cardinal. Très attristé par la mort de son fils, au cours d'un duel, François de Malherbe décéda à Paris en 1628.
L'avant Malherbe => l'avant 1913
Des débuts compliqués avant de tenter l'aventure en pro (1913 - 1939)
Un grand club ... amateur (1945 - 1985)
De la D2 à l'Europe ! (1985 - 1993)
De Venoix à d'Ornano, de la D2 à la D1, de la D1 à la D2 ... (1993 - aujourd'hui)
La dernière à Venoix :

Plusieurs clubs de football sont créés à Caen à la fin du 19e siècle. Parmi ceux-là, on connaît l’Union sportive des étudiants de Caen (USEC), fondée en 1892, et l’Union Athlétique du Lycée Malherbe (UALM), créée en 1892 ou 1895. Ces deux clubs participent aux premières éditions du championnat de Basse-Normandie de football USFSA, que l’USEC remporte en 1901, 1902 et 1904 et l’UALM en 1903.
En novembre 1899 est créé le Club Sportif Caennais. Le club omnisports semble plutôt spécialisé dans la pratique de la course à pied et de l’athlétisme, mais il participe également aux compétitions de football. Certaines sources indiquent qu’il a été champion de football USFSA de Basse-Normandie en 1907. Le 28 octobre 1907, André Detolle, Albert Berger et Henri Françoise, anciens membres de l’UALM, créent le Club Malherbe Caennais, qui s’impose rapidement comme le meilleur club de Basse-Normandie, dont il remporte le championnat USFSA en 1908, 1909, 1910 et 1912.

Entre 1909 et 1911, plusieurs rencontres amicales sont organisées avec les Anglais de St Albans, d’abord avec une sélection de joueurs bas-normands, puis directement face au Club Malherbe. Quand ce dernier fusionne en février 1911 avec l’Union sportive des étudiants de Caen, il apparaît comme le principal club de football bas-normand.
En novembre 1899 est créé le Club Sportif Caennais. Le club omnisports semble plutôt spécialisé dans la pratique de la course à pied et de l’athlétisme, mais il participe également aux compétitions de football. Certaines sources indiquent qu’il a été champion de football USFSA de Basse-Normandie en 1907. Le 28 octobre 1907, André Detolle, Albert Berger et Henri Françoise, anciens membres de l’UALM, créent le Club Malherbe Caennais, qui s’impose rapidement comme le meilleur club de Basse-Normandie, dont il remporte le championnat USFSA en 1908, 1909, 1910 et 1912.
Entre 1909 et 1911, plusieurs rencontres amicales sont organisées avec les Anglais de St Albans, d’abord avec une sélection de joueurs bas-normands, puis directement face au Club Malherbe. Quand ce dernier fusionne en février 1911 avec l’Union sportive des étudiants de Caen, il apparaît comme le principal club de football bas-normand.
Le Stade Malherbe Caennais naît officiellement le 17 novembre 1913 de la fusion du Club Malherbe Caennais et du Club Sportif Caennais. Le nouveau club est omnisports, il adopte le « Malherbe » et le maillot à rayures du CMC, le « S » et les couleurs rouge et bleue du CSC.
En pratique, l’équipe de football du Club Malherbe, engagée en championnat de Basse-Normandie, change de nom en cours de saison. En remportant cette compétition, le Stade Malherbe enregistre son premier titre dès sa première année d’existence. Qualifiée pour le championnat de France de football USFSA de 1914, elle n’est éliminée qu’en huitième de finale par l’union sportive Saint-Servannais, futur demi-finaliste de l’épreuve, après lui avoir tenu tête lors d'un premier duel (3-3) et dû déclarer forfait au second.
La Première Guerre mondiale provoque l’arrêt des compétitions. Surtout, trente-neuf membres du club sont tués pendant les combats, dont l’ancien capitaine du CMC Eugène Lesomptier.
En 1919, le championnat de France USFSA disparaît, au profit des championnats régionaux et de la coupe de France. Le Stade Malherbe, renforcé par l'arrivée à Caen de l'ancien international français Eugène Maës, s'inscrit en championnat de division d'Honneur de Basse-Normandie, dont il enlève six titres entre 1920 et 1928. De 1930 à 1934, le club participe au championnat de division d’Honneur de Normandie (avec le FC Rouen, le Havre AC, l’US Quevilly, la Stella de Cherbourg, etc.), où il peine à jouer les premiers rôles.
En 1934, un an après le FC Rouen et le Havre AC, le Stade Malherbe acquiert le statut professionnel, ce qui lui permet d’intégrer la deuxième division du championnat de France. Malgré des résultats d’abord encourageants (l’équipe termine respectivement aux sixième et huitième places en 1936 et 1937), le club voit sa situation financière se dégrader peu à peu. Exsangue, le Stade Malherbe met fin à l’aventure professionnelle en 1938, après quatre saisons professionnelles. Le club réintègre alors le championnat de division d’Honneur de Normandie.
En pratique, l’équipe de football du Club Malherbe, engagée en championnat de Basse-Normandie, change de nom en cours de saison. En remportant cette compétition, le Stade Malherbe enregistre son premier titre dès sa première année d’existence. Qualifiée pour le championnat de France de football USFSA de 1914, elle n’est éliminée qu’en huitième de finale par l’union sportive Saint-Servannais, futur demi-finaliste de l’épreuve, après lui avoir tenu tête lors d'un premier duel (3-3) et dû déclarer forfait au second.
La Première Guerre mondiale provoque l’arrêt des compétitions. Surtout, trente-neuf membres du club sont tués pendant les combats, dont l’ancien capitaine du CMC Eugène Lesomptier.
En 1919, le championnat de France USFSA disparaît, au profit des championnats régionaux et de la coupe de France. Le Stade Malherbe, renforcé par l'arrivée à Caen de l'ancien international français Eugène Maës, s'inscrit en championnat de division d'Honneur de Basse-Normandie, dont il enlève six titres entre 1920 et 1928. De 1930 à 1934, le club participe au championnat de division d’Honneur de Normandie (avec le FC Rouen, le Havre AC, l’US Quevilly, la Stella de Cherbourg, etc.), où il peine à jouer les premiers rôles.
En 1934, un an après le FC Rouen et le Havre AC, le Stade Malherbe acquiert le statut professionnel, ce qui lui permet d’intégrer la deuxième division du championnat de France. Malgré des résultats d’abord encourageants (l’équipe termine respectivement aux sixième et huitième places en 1936 et 1937), le club voit sa situation financière se dégrader peu à peu. Exsangue, le Stade Malherbe met fin à l’aventure professionnelle en 1938, après quatre saisons professionnelles. Le club réintègre alors le championnat de division d’Honneur de Normandie.
En 1948, le Stade Malherbe intègre le championnat de France amateur (CFA), troisième niveau de la hiérarchie du football français tout juste créé, où il connaît comme principal rival l’US Quevilly. Considérés comme une solide équipe amateur, les Caennais se révèlent incapables de remporter le championnat, malgré les appels successifs à d’anciens internationaux français en tant qu’entraîneurs-joueurs : Jules Vandooren, Jean Prouff, André Grillon, Jean Vincent et Célestin Oliver.
Le Stade Malherbe fait essentiellement parler de lui par des exploits répétés en coupe de France dans les années 1950, au premier rang desquels l’élimination du Stade de Reims (2-1), champion de France, le 19 janvier 1953. Trois ans plus tard, les Caennais éliminent le Racing Club de Paris (3-2), club de D1, puis Alès (1-0), club de D2, avant de s'incliner face au RC Lens en 1/8e de finale, après prolongations (1-4). En 1958, les Caennais poussent le FC Nantes à disputer cinq rencontres pour se départager : les trois premiers matchs se soldent par des matchs nuls 0-0, le quatrième est arrêté, le cinquième voit les Nantais l’emporter 1-0. Le règlement de la coupe de France est modifié la saison suivante afin de limiter à trois le nombre de confrontations. En 1961 enfin, l’équipe élimine le RC Lens (2-1 après prolongations) puis l’US Forbach, club de deuxième division (2-2, puis 3-2), avant de s’incliner face aux Girondins de Bordeaux en huitième de finale (3-1). Ces différents exploits permettent au club de remporter le « challenge France-Football » récompensant la meilleure équipe amateur en coupe de France en 1956 et 1961.
Miné par l’instabilité chronique de ses dirigeants et une santé financière précaire, le Stade Malherbe se fragilise peu à peu. Il est relégué à deux reprises (en 1962 et 1965) en championnat de division d’Honneur de Normandie, qu'il remporte les deux fois dans la foulée de façon à retrouver sa place en CFA.
En 1970, le CFA, auquel le SM Caen a participé à vingt des vingt-deux éditions, est supprimé. Suite à l’élargissement de la deuxième division de 16 à 48 équipes, le club normand y est promu. Durant les années 1970, l’équipe première évolue entre D2 et D3, sans parvenir à se stabiliser. En 1975, l’équipe fanion, dirigée par Jacques Mouilleron et menée notamment par Jean-Paul Bouffandeau et Jean-Paul Pottier (élus joueurs amateurs de l’année en 1975 et 1976), remporte le groupe Ouest de troisième division, ce qui constitue son premier titre national. Le Stade Malherbe est désigné meilleur club amateur par France-Football. La saison suivante, l’équipe se bat longtemps dans le trio de tête et termine finalement au sixième rang du groupe A de deuxième division. Pourtant, les résultats ne suivent pas : trois ans plus tard, le club est redescendu à l’étage inférieur, où il ne termine qu’à la neuvième place. De nouveaux champions de D3 en 1980 sous la direction d’Alain Laurier, les Caennais ne parviennent pas à se maintenir en deuxième division la saison suivante.
En 1983, quand Pierre Mankowski est recruté comme entraîneur-joueur, le Stade Malherbe évolue en troisième division. Son arrivée coïncide avec la remontée du club en D2, obtenue à l’issue d'un duel serré avec le CA Lisieux de Jacques Santini. Les Caennais s’offrent une belle aventure de coupe de France, en éliminant l’US Normande, le RC Paris puis le Lille OSC, club de D1, avant de s’incliner aux tirs au but face au Stade lavallois, qui vient d’éliminer le Dynamo Kiev en coupe d'Europe. Fin 1984, Pascal Théault et Pierre Mankowski sont respectivement nommés joueur et entraîneur amateurs de l’année. Le club obtient la saison suivante un maintien relativement confortable en deuxième division, à l’issue duquel il adopte le statut professionnel.
Le Stade Malherbe fait essentiellement parler de lui par des exploits répétés en coupe de France dans les années 1950, au premier rang desquels l’élimination du Stade de Reims (2-1), champion de France, le 19 janvier 1953. Trois ans plus tard, les Caennais éliminent le Racing Club de Paris (3-2), club de D1, puis Alès (1-0), club de D2, avant de s'incliner face au RC Lens en 1/8e de finale, après prolongations (1-4). En 1958, les Caennais poussent le FC Nantes à disputer cinq rencontres pour se départager : les trois premiers matchs se soldent par des matchs nuls 0-0, le quatrième est arrêté, le cinquième voit les Nantais l’emporter 1-0. Le règlement de la coupe de France est modifié la saison suivante afin de limiter à trois le nombre de confrontations. En 1961 enfin, l’équipe élimine le RC Lens (2-1 après prolongations) puis l’US Forbach, club de deuxième division (2-2, puis 3-2), avant de s’incliner face aux Girondins de Bordeaux en huitième de finale (3-1). Ces différents exploits permettent au club de remporter le « challenge France-Football » récompensant la meilleure équipe amateur en coupe de France en 1956 et 1961.
Miné par l’instabilité chronique de ses dirigeants et une santé financière précaire, le Stade Malherbe se fragilise peu à peu. Il est relégué à deux reprises (en 1962 et 1965) en championnat de division d’Honneur de Normandie, qu'il remporte les deux fois dans la foulée de façon à retrouver sa place en CFA.
En 1970, le CFA, auquel le SM Caen a participé à vingt des vingt-deux éditions, est supprimé. Suite à l’élargissement de la deuxième division de 16 à 48 équipes, le club normand y est promu. Durant les années 1970, l’équipe première évolue entre D2 et D3, sans parvenir à se stabiliser. En 1975, l’équipe fanion, dirigée par Jacques Mouilleron et menée notamment par Jean-Paul Bouffandeau et Jean-Paul Pottier (élus joueurs amateurs de l’année en 1975 et 1976), remporte le groupe Ouest de troisième division, ce qui constitue son premier titre national. Le Stade Malherbe est désigné meilleur club amateur par France-Football. La saison suivante, l’équipe se bat longtemps dans le trio de tête et termine finalement au sixième rang du groupe A de deuxième division. Pourtant, les résultats ne suivent pas : trois ans plus tard, le club est redescendu à l’étage inférieur, où il ne termine qu’à la neuvième place. De nouveaux champions de D3 en 1980 sous la direction d’Alain Laurier, les Caennais ne parviennent pas à se maintenir en deuxième division la saison suivante.
En 1983, quand Pierre Mankowski est recruté comme entraîneur-joueur, le Stade Malherbe évolue en troisième division. Son arrivée coïncide avec la remontée du club en D2, obtenue à l’issue d'un duel serré avec le CA Lisieux de Jacques Santini. Les Caennais s’offrent une belle aventure de coupe de France, en éliminant l’US Normande, le RC Paris puis le Lille OSC, club de D1, avant de s’incliner aux tirs au but face au Stade lavallois, qui vient d’éliminer le Dynamo Kiev en coupe d'Europe. Fin 1984, Pascal Théault et Pierre Mankowski sont respectivement nommés joueur et entraîneur amateurs de l’année. Le club obtient la saison suivante un maintien relativement confortable en deuxième division, à l’issue duquel il adopte le statut professionnel.
Mankowski est ambitieux et le club ne cache pas sa volonté de découvrir l’élite. Le club se renforce progressivement, d’abord en défense, puis en attaque. Les Caennais terminent sixième de D2 en 1986, puis deuxième en 1987 grâce notamment aux « PP flingueurs », Philippe Prieur et Éric Pécout. Alors que les Caennais ont fait cette saison-là du stade de Venoix une place inviolée, ils s’y inclinent face à l’AS Cannes au premier tour des barrages de montée (0-1).
Les Caennais terminent la saison suivante en tête de leur championnat, à égalité de points avec le RC Strasbourg, mais doivent disputer les barrages du fait d’une différence de buts défavorable. Ils disposent d’abord de l’Olympique d'Alès aux tirs au but (1-1, 3-2 après les tirs aux but), puis éliminent l’Olympique lyonnais (1-2, 2-0). Enfin, ils affrontent les Chamois niortais, relégués de D1. Après un match nul à Niort (1-1), les Caennais l’emportent 3-0 à Venoix et obtiennent leur montée dans l’élite.
En 1988 le Stade Malherbe découvre la Division 1, dont il a le plus faible budget. Handicapés par de nombreux départs, dont celui de Mankowski, les Caennais débutent la saison par six défaites consécutives, ce qui semble confirmer les pronostics des journalistes. Ils obtiennent pourtant leur maintien in extremis, un point devant le RC Strasbourg. Le club, rebaptisé « Stade Malherbe Caen Calvados Basse-Normandie » en début de saison suite à la scission de la branche football du Stade Malherbe Omnisports, confirme son maintien en Division 1 la saison suivante.
L’entraîneur Daniel Jeandupeux recompose largement l’effectif caennais à l’été 1990. La saison 1990-1991 voit le Stade Malherbe prendre place dans la première partie du classement, grâce aux très bons résultats obtenus au stade de Venoix. À l’automne 1991, la presse dévoile que le club est proche du dépôt de bilan, du fait d’un déficit supérieur à 32 millions de francs. Les entreprises régionales et collectivités locales renflouent le club, qui réalise une saison exceptionnelle : le Stade Malherbe termine cinquième de championnat de France, et obtient sa première, et à ce jour unique, qualification pour la Coupe de l'UEFA.
Le tirage lui réserve au premier tour le Real Saragosse. Les Caennais attaquent tambour battant le match aller, disputé au stade de Venoix : après vingt minutes, ils mènent 2-0 grâce à Stéphane Paille et Xavier Gravelaine, puis 3-1 grâce à un nouveau but de Paille, servi par Gravelaine. La deuxième mi-temps voit les Caennais se créer de nouvelles occasions, sans réussite. Les Espagnols réduisent finalement la marque sur une action litigieuse ; Caen l'emporte 3-2. Quelques jours plus tard, Gravelaine est sélectionné en équipe de France pour la première fois de sa carrière. La rencontre est élue en fin d'année « match de l’année 1992 » par le magazine France Football. Lors du match retour en Espagne, dirigé par le controversé arbitre gallois Howard King, les Espagnols bénéficient d’un arbitrage objet à polémique mais l’emportent assez logiquement sur les Caennais, en dépit du pari tactique de Daniel Jeandupeux (le meneur de jeu Stéphane Dedebant et le buteur Paille jouent en défense). Sur les deux matchs, les Caennais sont éliminés.
Malgré l’explosion au plus haut niveau de Gravelaine, auteur de vingt-deux buts toutes compétitions confondues, les Caennais ne se remettent pas de cette déception et terminent la saison 1992-1993 à une relativement décevante onzième place.
Les Caennais terminent la saison suivante en tête de leur championnat, à égalité de points avec le RC Strasbourg, mais doivent disputer les barrages du fait d’une différence de buts défavorable. Ils disposent d’abord de l’Olympique d'Alès aux tirs au but (1-1, 3-2 après les tirs aux but), puis éliminent l’Olympique lyonnais (1-2, 2-0). Enfin, ils affrontent les Chamois niortais, relégués de D1. Après un match nul à Niort (1-1), les Caennais l’emportent 3-0 à Venoix et obtiennent leur montée dans l’élite.
En 1988 le Stade Malherbe découvre la Division 1, dont il a le plus faible budget. Handicapés par de nombreux départs, dont celui de Mankowski, les Caennais débutent la saison par six défaites consécutives, ce qui semble confirmer les pronostics des journalistes. Ils obtiennent pourtant leur maintien in extremis, un point devant le RC Strasbourg. Le club, rebaptisé « Stade Malherbe Caen Calvados Basse-Normandie » en début de saison suite à la scission de la branche football du Stade Malherbe Omnisports, confirme son maintien en Division 1 la saison suivante.
L’entraîneur Daniel Jeandupeux recompose largement l’effectif caennais à l’été 1990. La saison 1990-1991 voit le Stade Malherbe prendre place dans la première partie du classement, grâce aux très bons résultats obtenus au stade de Venoix. À l’automne 1991, la presse dévoile que le club est proche du dépôt de bilan, du fait d’un déficit supérieur à 32 millions de francs. Les entreprises régionales et collectivités locales renflouent le club, qui réalise une saison exceptionnelle : le Stade Malherbe termine cinquième de championnat de France, et obtient sa première, et à ce jour unique, qualification pour la Coupe de l'UEFA.
Le tirage lui réserve au premier tour le Real Saragosse. Les Caennais attaquent tambour battant le match aller, disputé au stade de Venoix : après vingt minutes, ils mènent 2-0 grâce à Stéphane Paille et Xavier Gravelaine, puis 3-1 grâce à un nouveau but de Paille, servi par Gravelaine. La deuxième mi-temps voit les Caennais se créer de nouvelles occasions, sans réussite. Les Espagnols réduisent finalement la marque sur une action litigieuse ; Caen l'emporte 3-2. Quelques jours plus tard, Gravelaine est sélectionné en équipe de France pour la première fois de sa carrière. La rencontre est élue en fin d'année « match de l’année 1992 » par le magazine France Football. Lors du match retour en Espagne, dirigé par le controversé arbitre gallois Howard King, les Espagnols bénéficient d’un arbitrage objet à polémique mais l’emportent assez logiquement sur les Caennais, en dépit du pari tactique de Daniel Jeandupeux (le meneur de jeu Stéphane Dedebant et le buteur Paille jouent en défense). Sur les deux matchs, les Caennais sont éliminés.
Malgré l’explosion au plus haut niveau de Gravelaine, auteur de vingt-deux buts toutes compétitions confondues, les Caennais ne se remettent pas de cette déception et terminent la saison 1992-1993 à une relativement décevante onzième place.
En 1993, l’équipe quitte l’emblématique stade de Venoix pour le stade Michel-d'Ornano. Plus grand, plus moderne et plus confortable, celui-ci symbolise les nouvelles ambitions du Stade Malherbe. Malheureusement les joueurs majeurs des saisons précédentes quittent le club un par un, et leurs remplaçants ne se révèlent pas à la hauteur. Le contrat de l'entraîneur Jeandupeux n'est pas reconduit en 1994. En 1995 le club est logiquement relégué en deuxième division.
Le Stade Malherbe, dirigé par Mankowski et judicieusement renforcé suite au départ de l’international suédois Kennet Andersson en Italie, remporte dès sa première saison le championnat de France de deuxième division, ce qui constitue le premier titre professionnel de l’histoire du club. Suite au départ des principaux artisans du titre, les Caennais ne conservent leur place dans l’élite qu’une seule saison, à la défaveur de la réduction du championnat à dix-huit clubs.
1997-1998 initie une série de sept saisons consécutives en deuxième division, qui voit le club s'appuyer de plus en plus sur son centre de formation. L'argentin Gabriel Calderón, qui vit sa première expérience d'entraîneur, est écarté dès l’automne 1997 alors que l'équipe plonge en fond de classement. Il est remplacé par le directeur de la formation Pascal Théault. Pendant trois saisons, Théault amène le club dans le premier tiers du classement en n'hésitant à faire confiance aux jeunes du club, sans pouvoir toutefois se mêler à la lutte pour la montée. Privatisé lors de l'été 2000, le club connaît une saison 2000-2001 difficile, marquée par le départ de Théault et un maintien obtenu lors de l'avant-dernière journée.

Le recrutement de l'entraîneur Patrick Remy en 2002 voit le club se relancer progressivement. En 2004, le SM Caen est promu pour la troisième fois de son histoire en première division, devenue la « Ligue 1 ». Le dénouement de la saison est cependant cruel : les Caennais s'inclinent en finale de Coupe de la Ligue et sont relégués lors de la dernière journée. Dirigé dorénavant par l'ancien joueur Franck Dumas, le Stade Malherbe connaît deux saisons en Ligue 2 avant de faire son retour dans l'élite en 2007, où il obtient son maintien pour la première fois depuis 1994. La performance n'est pas rééditée la saison suivante : au soir de la dernière journée, une défaite (0-1) face aux Girondins de Bordeaux offre le titre à ces derniers et condamne les Caennais à la Ligue 2.
Malgré le départ de plusieurs titulaires, le Stade Malherbe obtient de très bons résultats dès le début de la saison 2009-2010, qui lui permettent de prendre la tête du classement. Malgré une fin de saison plus difficile, la remontée est acquise le 19 avril, à cinq journées de la fin, et le titre de champion est officialisé au soir de la dernière journée.
Le Stade Malherbe, dirigé par Mankowski et judicieusement renforcé suite au départ de l’international suédois Kennet Andersson en Italie, remporte dès sa première saison le championnat de France de deuxième division, ce qui constitue le premier titre professionnel de l’histoire du club. Suite au départ des principaux artisans du titre, les Caennais ne conservent leur place dans l’élite qu’une seule saison, à la défaveur de la réduction du championnat à dix-huit clubs.
1997-1998 initie une série de sept saisons consécutives en deuxième division, qui voit le club s'appuyer de plus en plus sur son centre de formation. L'argentin Gabriel Calderón, qui vit sa première expérience d'entraîneur, est écarté dès l’automne 1997 alors que l'équipe plonge en fond de classement. Il est remplacé par le directeur de la formation Pascal Théault. Pendant trois saisons, Théault amène le club dans le premier tiers du classement en n'hésitant à faire confiance aux jeunes du club, sans pouvoir toutefois se mêler à la lutte pour la montée. Privatisé lors de l'été 2000, le club connaît une saison 2000-2001 difficile, marquée par le départ de Théault et un maintien obtenu lors de l'avant-dernière journée.

Le recrutement de l'entraîneur Patrick Remy en 2002 voit le club se relancer progressivement. En 2004, le SM Caen est promu pour la troisième fois de son histoire en première division, devenue la « Ligue 1 ». Le dénouement de la saison est cependant cruel : les Caennais s'inclinent en finale de Coupe de la Ligue et sont relégués lors de la dernière journée. Dirigé dorénavant par l'ancien joueur Franck Dumas, le Stade Malherbe connaît deux saisons en Ligue 2 avant de faire son retour dans l'élite en 2007, où il obtient son maintien pour la première fois depuis 1994. La performance n'est pas rééditée la saison suivante : au soir de la dernière journée, une défaite (0-1) face aux Girondins de Bordeaux offre le titre à ces derniers et condamne les Caennais à la Ligue 2.
Malgré le départ de plusieurs titulaires, le Stade Malherbe obtient de très bons résultats dès le début de la saison 2009-2010, qui lui permettent de prendre la tête du classement. Malgré une fin de saison plus difficile, la remontée est acquise le 19 avril, à cinq journées de la fin, et le titre de champion est officialisé au soir de la dernière journée.

















